...il va donner une impulsion extraordinaire à la vie de l'Église dans le
Lot et bien au-delà des frontières du diocèse...
LUCIEN LACHIÈZE-REY, prêtre

Depuis Pierre Bonhomme, la Congrégation a
pris son essor à travers le monde : Brésil, Argentine, Côte d'Ivoire,
Guinée, Conakry, Paraguay, Philippines...

Vers la béatification du Père Bonhomme
Le procès
de béatification du Père bonhomme a commencé par le procès diocésain
ouvert à Cahors en 1952 et clos le 22 juin 1955.
- Un décret de Pie XII du 22 octobre 1955 a ouvert le procès romain.
- Les écrits du Père Bonhomme ont été approuvés le 6 juin 1956.
- Le travail de la "section historique" a abouti à la parution de la
Posito, en 1976.
- La congrégation de la cause des Saints a émis un avis favorable
sur l'historicité, le 5 novembre 1986 et sur l'héroïcité des vertus
du Père Bonhomme le 6 octobre 1987.
- Le décret d'héroïcité des vertus a été promulgué à Rome par
Jean-Paul II, le 23 octobre 1987.
La cérémonie de béatification,
présidée par le Pape
Jean-Paul II, a eu lieu le 23 mars 2003, dans la basilique Saint-Pierre de Rome, en présence de Monseigneur Gaidon évêque de
Cahors à l'époque. |
Documents : Congrégation Notre-Dame du Calvaire à Gramat, Abbé
Lachièze-Rey, Sophie Villes.
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Curé
de Gramat
Né le 4 juillet 1803, rue Saint-Roch à Gramat (Lot) d'un père
coutelier, il entre au petit séminaire de Montfaucon à 15 ans, continue
ses études et reçoit en 1824 le diplôme de bachelier au Collège Royal de
Cahors.
A 21 ans, il entre au Grand séminaire de Cahors. Il y est ordonné
prêtre à 24 ans, en 1827.
Après avoir été envoyé faire le catéchisme à la cathédrale, il
revient dans sa ville natale, et préoccupé par l'enseignement des enfants
il obtient l'ouverture d'une école pour garçons. Ayant du remplacer le
curé malade, il se révèle un prédicateur né. D'abord vicaire à la paroisse
Notre-Dame, puis curé à la paroisse Saint-Pierre, c'est là qu'il fonde le
groupe des enfants de Marie pour les filles.
Il va suivre les traces de
Saint-Paul en se souciant des exclus, des vieillards, des malades, des
orphelins... enfin de ce que nous appelons aujourd'hui des
"cas sociaux".
Fondateur
A Prayssac, il créé un nouveau collège en 1831-1832.
La création d'un hospice
s'imposant à Gramat, il pensait trouver une congrégation qui assurerait ce
service. Devant l'impossibilité, il lança un appel aux jeunes filles de la
Congrégation des enfants de Marie. Quatre volontaires se présentèrent.
A Rocamadour, à la suite d'une retraite, ces quatre jeunes font "le
voeu de virginité et celui de se consacrer à Dieu dans le vie religieuse
pour le service des pauvres et l'instruction des enfants". C'est le
début de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Calvaire en
1833, avec fondation et approbation le 24 février 1834. La résidence sera
à Gramat.
Artisan d'un renouveau dans le diocèse
Il est surnommé "missionnaire en Quercy", car il y
restaure les pèlerinages : Rocamadour, Notre-Dame de Livron, Notre-Dame
des Neiges à Gourdon...
En 1838, il fonde la première maison de la
Congrégation hors Gramat, à Limoges. Bientôt il est évincé des Missions
par le nouvel évêque de Cahors, Mg Bardou.
En 1848, il est très éprouvé et
doit faire plusieurs cures aux Eaux-Bonnes pour tenter de retrouver sa
voix. Il doit définitivement renoncer à parler en public en 1849. Entre
1856 et 1861, il crée de nouvelles maisons à La Cavalerie (près de Paris),
à Mayrinhac-Lentour une écoles de sourds, à Paris une école pour les
malades mentaux guéris, à Bourg-la-Reine une école de sourds, oeuvre du Dr
Falret rue de Grenelle à Paris pour les aliénées indigentes, fondations
dans le Nord (Ozouër, Gretz, Bezons), fondations dans le Quercy (Leyme,
Rocamadour, Luzech, Fons, Limogne,...), à Toulouse...
Il décède le 9 septembre 1861 à Gramat.
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Congrégation
Notre-Dame du Calvaire à Gramat (Lot) |
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Béatification du père Bonhomme, 23
mars 2003, place Saint Pierre à Rome |
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